Je m’appelle Marjorie Zawacki.
Pendant 17 ans, j’ai vécu sous l’emprise des troubles du comportement alimentaire : anorexie, boulimie, puis hyperphagie.
Durant toutes ces années, j’ai cherché à comprendre ce qui m’arrivait. À une époque où les TCA étaient encore très peu connus, je me suis souvent sentie incomprise, seule et parfois même coupable de ne pas réussir à m’en sortir.
Pourtant, je m’étais fait une promesse : le jour où je retrouverais ma liberté, j’aiderais à mon tour celles qui souffrent en silence.
De formation, je suis préparatrice en pharmacie et esthéticienne. J’ai toujours eu à cœur l’humain, l’écoute et l’accompagnement.
Puis le coaching s’est imposé à moi comme une évidence. Non seulement parce que j’avais traversé les TCA, mais aussi parce que je voulais comprendre profondément ce qui nous empêche de vivre pleinement.
La vie m’a ensuite confrontée à d’autres tempêtes : la perte de mon père, un long parcours de PMA, des moments où tout aurait pu vaciller. Mais ces épreuves ont renforcé une conviction essentielle : lorsque l’on apprend à accueillir ses émotions, à les réguler et à revenir à soi, on ne traverse plus la vie de la même manière.
Aujourd’hui, ma mission est d’aider les femmes à sortir du silence, de la honte et de la guerre contre elles-mêmes.
Mon accompagnement repose sur deux piliers.
Le premier est mental : comprendre pourquoi les troubles se sont installés, identifier les mécanismes qui les maintiennent et apprendre à désamorcer les déclencheurs des crises.
Le second est corporel. Parce qu’on ne guérit pas des TCA uniquement avec la tête. On guérit aussi en retrouvant un corps qui redevient un allié plutôt qu’un ennemi. C’est ce qui m’a conduite à me former au yoga afin de proposer un accompagnement global, reliant le mental, les émotions et le corps.
Mon approche mêle coaching, neurosciences, psychologie positive et pratiques corporelles.
Au-delà de l’accompagnement, je me suis donné une mission : participer à faire sortir l’hyperphagie de l’ombre. Pendant des années, je n’ai pas su mettre de mots sur ce que je vivais. Aujourd’hui, je souhaite que d’autres femmes puissent se reconnaître plus tôt, se sentir comprises et savoir qu’elles ne sont ni seules, ni condamnées à vivre ainsi. Parce qu’on ne peut pas guérir ce dont on n’ose pas parler, j’ai à cœur de sensibiliser, informer et contribuer à rendre cette réalité plus visible.
Parce que je suis convaincue d’une chose : tu n’as pas besoin de devenir une autre personne pour aller mieux. Tu as simplement besoin de retrouver celle que tu es sous les couches de contrôle, de peur et de souffrance.